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Cocotier
tahitien : Ha'ari, Niu
tuamotu : Hakari
marquisien : Ehi, E'ehi
Iles du vent / Tahiti
Jardin botanique

Le cocotier fructifie cinq ans après la plantation de la noix germée et peut vivre un siècle. Les Tahitiens distinguent diverses formes de cocotiers en se fondant sur la coloration de la noix, sur celle des palmes, sur la consistance ou la comestibilité de l'enveloppe fibreuse de la noix, sur la qualité de ses fibres.
Les usages du cocotier sont multiples : l'eau de la noix sert de boisson; aux divers stades de son développement, l'albumen, l' amande, est consommé ; celui de la noix mûre devient le "coprah" du commerce après dessiccation au soleil puis pressée, l'amande mûre pressée donne le lait de coco qui est un ingrédient essentiel de la cuisine tahitienne. Cette même amande râpée sert aussi à préparer ces condiments fermentés que les Tahitiens nomment "miti" "hue et "taioro". De l'amande mûre râpée, les Tahitiens savaient extraire l'huile en plaçant la râpure dans des récipients de bois qu'ils exposaient au soleil; l'huile ainsi libérée et recueillie au fond du récipient servait à la préparation du "monoi", produit essentiel de la toilette tahitienne. On sait que le bourgeon ou "coeur" du cocotier est comestible de même que l'organe de succion qui se développe dans la cavité de la noix lors de la germination; cette masse spongieuse d'un goût agréable est la "pomme de coco" ou "huto" des Tahitiens.
Passons sur tous les très nombreux usages non alimentaires du cocotier : construction des habitations, confection de cordages, fabrications d'ustensiles domestiques, préparation de bien des médicaments tahitiens... C'est vraiment l'arbre providentiel des îles océaniennes.