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Dans la plupart des Tuamotu, l’agriculture est dominée par la monoculture du cocotier.
Une fois récolté, le coprah est rassemblé dans des sacs qui sont pesés avant leur vente et l'acheminement maritime vers Papeete où se trouve l' Huilerie de Tahiti. L’acheminement maritime est assuré par la goélettes qui dessert l’atoll. Le pesage et l’embarcation se font au niveau du hangar à coprah, situé au niveau du quai du village, sous le contrôle du représentant de l' Huilerie de Tahiti, qui est un habitant de l’atoll nommé par la population.
L'huilerie de Tahiti écoule la totalité de sa production dans l'Union Européenne. Le coprah polynésien est en concurrence directe avec les productions des pays d'Asie du SE, gros producteurs comme les Philippines, la Thaïlande ou l'Inde.
Le secteur des cosmétiques qui fait partie de la filière coprah, s'est développé autour d'un produit ancestral phare, le monoi de Tahiti. D'un engouement " 100% monoi" (huile solaire), on demande à présent des produits élaborés contenant du monoi (crèmes pour le corps, baume pour les cheveux, laits solaires).
La culture du coprah bénéficie d'un soutien financier important des pouvoirs publics. Comme le rapporte l'ITSTAT dans les Tableaux de l'Economie Polynésienne: "en 1996 le montant des aides octroyées est quasiment équivalent à la valeur de la production".
L' Huilerie de Tahiti société d'économie mixte, détenue à 51% par le Territoire, est contrainte par convention d'acheter la totalité du coprah qui lui est livré. Elle n'exporte pas de coprah, mais uniquement de l'huile brute et raffinée. La politique menée par le Territoire pour maintenir les populations chez eux a conduit en 1967, les autorités à créer la caisse de soutien du prix du coprah afin d'assurer aux producteurs un revenu stable même si les prix d'achat sont bien supérieurs au cours mondial.
SPI INFRA, Etat des lieux environnemental, Mai 2007