encyclopédie | photos | maps
Iles du vent / Tahiti / Punaauia / Pk 15.5
Plateaux de Tamanu et de Rata. Vallée de la Punaruu.
Plateau

“Celui qui n'a pas goûté aux oranges de la Punaruu, ne peut pas savoir ce qu'est une orange”. Ainsi parlait Teriierooiterai, ancien chef du district de Punaauia. Cette fière devise reste celle des nombreux fidèles de ce qui est devenu un rite annuel : la cueillette des oranges des plateaux de la Punaruu. La présence d'orangers sauvages en altitude au fond de la vallée de la Punaruu est une bénédiction pour les amoureux de la nature et les habitants de Punaauia en particulier qui entretiennent le rite de la cueillette annuelle depuis plusieurs générations. Les plants d'orangers auraient été introduits en Polynésie par Cook lui-même, et sont vite disséminés sur l'archipel à tel point que Tahiti exportait ses oranges vers l'Amérique en 1860. Mais une maladie décima tous les arbres du littoral, n'épargnant que ceux situés en altitude.
L'isolement du cirque rocheux du haut de la vallée de la Punaruu constituant un endroit parfaitement préservé les orangers sauvages continuèrent d'y proliférer. Récoltées sur plus d'une dizaine de petits plateaux de la vallée. les oranges présentent bien sur des qualités diverses. Les plus lourdes et sucrées proviennent du plateau Puharuru, au dessus du Rata, les plus amères se trouvent au Ti, les plus spongieuses mais sans jus viennent du Paru. Le Fataraa Potii Pataaroa produit les oranges les plus juteuses mais avec une peau très épaisse, ce qui en fait les plus lourdes et donc les plus difficiles à redescendre. Enfin, les plus rouges et les plus sucrées proviennent toujours du Maretia ; ce sont celles qui remportent presque chaque année le concours des meilleures oranges.
VIVRE A PUNAAUIA N°2 Septembre 1987
Photo 2 : Tableau situé dans le bureau du Maire de Punaauia.