Prise du fort de la Falchoda à la Fautaua

Prise du fort de la Falchoda à la Fautaua

Iles du vent / Tahiti / Pirae / Fautaua / Pk 1.5

Site historique

 

Lors de la guerre franco-tahitienne, en 1846, un groupe de tahitiens rebelles chassé de la vallée par Bruat, se réfugait dans le fort de la Fautaua sur les hauteurs de Pirae.

Le gouverneur Bruat qui souhaite porter un coup décisif organise au mois de décembre 1846, la prise de la Fautaua. Une personne est chargée de reconnaître les lieux sans y être aperçu, il s'agit de Tariirii. Le fort de la Fautaua est situé « sur un pâté de montagnes à pic de tous côtés ». Pour y accéder depuis la vallée, ils doivent emprunter un sentier des plus dangereux. Bruat écrit : « Ce sentier est pris en flanc et en tête, pendant toute sa longueur qui est de deux ou trois cent pas, par une redoute crénelée. » Au sommet du sentier les tahitiens sont parés à attaquer avec de gros rochers. L’objectif du gouverneur est de prendre l’ennemi à revers en organisant une diversion.
La 3ème compagnie de l’Uranie est chargée de défricher le chemin, ils sont aidés par Tariirii. L’ascension est difficile, Bonard témoigne : « Ils sont montés tout nus, n’ayant que des cartouches et leurs fusils. Après des peines inouïes, ils sont parvenus à se hisser au-dessus de la montagne. » Le commandant Masset chargé de la diversion continue à avancer malgré les jets de roches. Ses soldats doivent ensuite escalader un pic à force de bras pour atteindre le sommet et arracher le pavillon tahitien. Devant tant de bravoure, les tahitiens ont du mal à réagir, de plus ils sont cernés de toute part. Mais la troupe n’en poursuit pas moins son périple jusqu'au Diadème ou les rebelles de Punaauia tentent aussi une occupation.
Devant une telle victoire, Bruat fait envoyer des émissaires aux chefs de camps de Punaruu, Papenoo. La réaction est immédiate, le 22 décembre, Punaruu se rend, le 24 c’est au tour de Papenoo. C’est la fin de la guerre franco-tahitienne.

Ce sont donc les deux percées que relatent deux tableaux du peintre Charles Giraud. L’artiste insiste particulièrement sur la topographie du terrain et rend particulièrement bien la vertigineuse verticalité des attaques. Deux masses, celle des soldats en bas, des roches en haut, se trouvent reliées par une simple corde si ténue qu’on croirait qu’elle va céder. Combat aérien où les soldats sont comme suspendus dans l’espace.

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Sources

Tableau de Charles Giraud
Mémorial de la Polynésie Tome 2 page 155.


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