Village de Vaitepaua - Makatea City

Village de Vaitepaua - Makatea City

Tuamotu / Makatea / Rangiroa / Vaitepaua

Village

 
     

Lorsqu'on arrivait par mer à Makatea, seule les installations portuaires et le centre de transformation du minerai étaient visibles. Il fallait gagner une cinquantaine de mètres en altitude pour se trouver aux portes de la cité : Vaitepaua. Petite ville de par sa population et sa vie interne, Makatea City était une véritable ville industrielle qui avait des allures de ville champignon de la ruée vers l'or.
Engoncée dans une luxuriante végétation, l'agglomération urbaine s'établissait sur 1500 m de longueur vers l'intérieur de l'île. Les 2 000 âmes qui l'animaient habitaient de coquettes maisons en bois entourées de jardinets. Il n'y avait pas de route à Vaitepaua mais le fameux petit train qui traversait le village.
Le centre urbain est aussi le centre nerveux de ce petit état qu'était à cette époque Makatea. Une coopérative, une boulangerie, une boucherie, parfaitement achalandées s'ajoutent au confort que dispensent une blanchisserie, une bibliothèque importante et à jour, des cinémas, un cercle de réunion, un tennis, etc.
Le petit centre administratif vivait en totale autonomie. Il y avait un hôpital, une maternité et un cabinet dentaire où tous les insulaires sans distinction, étaient soignés gratuitement. "Une fois, il y a eu une épidémie de diarrhées. Presque tout le monde s'est retrouvé à l'hôpital. Je ne sais de quoi s'est venu. Eau ou nourriture ? En tout cas, on mangeait bien" raconte Viritua à Viritua.
Des écoles et une gendarmerie-poste administratif faisaient du village une cité permettant à l'île d'avoir une vie organisée de façon autonome.
Makatea possédait un téléphone automatique de 100 postes ; l'eau courante et l'électricité dans pratiquement toutes les maisons.
Il y avait une maison de jeunes où l'on se retrouvait le soir, entre protestants car il n'y avait pas de mélange en ce temps là. A Noël, au jour de l'an et au quatorze juillet, on pouvait boire de l'alcool qui était vendu par la compagnie. II y avait le bal ou souvent il y avait alors des bagarres, notamment contre les Rarotongiens. Mais, il n'y avait pas de mort.





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Sources

Correspondance de Jean Virmouneix, Mutoi farani en 1947
Viritua a Viritua

Commentaires


Anna ROUQUETTE - 28/05/2010
L'électricité était gérée par la compagnie et nos fare n'avaient pas d'interrupteur. Quant à l'eau, nous allions la chercher par seau à la citerne et nous apprenions dès notre plus jeune âge à ne pas gaspiller car pour les enfants c'était une corvée. Pour les douches et la lessive, chaque quartier possédait une structure avec bassins et douches communes. L'eau ne coulait plus après 19 heures. Pour dormir, on dévissait l'ampoule. Les popaas avaient le confort.

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