Sous l’appellation imprécise de phosphate, on désigne en réalité une roche bien connue des minéralogistes, l’apatite (phosphate de calcium avec du fluor et du chlore) dont la composition chimique est la suivante : Cas (PO4)3 (F, CI, ON) Dureté : 5 sur l’échelle de Mohs. Densité : 3,16 à 3,22. Ordinairement vert bleu, vert, gris, brun (cas de Mataiva) – Éclat vitreux et poudre blanche. Parfois très bien cristallisée dans certains gisements, l’apatite se trouve à Mataiva sous un aspect grossier très compact, légèrement vitreux. Tous les phosphates sédimentaires sont des apatites contenant des impuretés diverses et des déchets organiques. Beaucoup de théories entourent l’apparition et la formation de l’apatite. On a longtemps prétendu que le « phosphate » de Mataiva, de Niau et de Makatea provenait des déjections des oiseaux (le fameux guano péruvien). Or ces concentrations aviaires sont riches en nitrates certes, mais pas en phosphates. L’apatite de Mataiva (pure à 70% comme celle de Makatea) trouverait son origine dans le flux « endo-upwellé » qui remonte de la base de l’océan jusqu’à la couronne de l’atoll, à travers la structure même du corail. Ce sont ces eaux océaniques profondes, riches en sels minéraux, qui permettraient dans des conditions particulières (lagons peu salés ou saumâtres), à l’apatite de précipiter. Celle-ci sature ainsi l’eau saumâtre de Niau qui précipite directement sur le fond du lagon. A Mataiva, le processus est déjà terminé et l’apatite repose sous un lit de sables coralliens plus récents.plus récents.

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Claude SERRA

2015-07-01T22:45:36+00:00 Categories: Mataiva, Rocher remarquable, Tuamotu|
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