La bataille de Tevaitoa 3 janvier 1897 (extraits du rapport officiel)
Le peloton Corre, après quelques feux de salve, arrivait rapidement au mât du pavillon (…) et remplaçait le pavillon anglais par le pavillon français (…). La colonne soutenue par le feu des canons revolvers de l’Aube avance en se protégeant par des feux de salve. A l’entrée du village le commandant Chocheprat lance les colonnes d’attaque, à la baïonnette, la section de l’Aube en tête. Celle-ci a pour mission de fouiller la pointe de Tevaitoa où se trouve un marae où l’on craint une embuscade. Le gros de la colonne se formait ensuite. (…) Les Teraupistes au nombre d’une quarantaine blottis dans des retranchements d’un mètre de large et de 1,50m de profondeur laissent passer le détachement de l’Aube puis ouvrent le feu en apercevant le commandant Chocheprat et le capitaine Talon. (…) La section Bertrand évolue aussitôt pour prendre en enfilade le retranchement [A] sur lequel elle fait, à [bout portant] des feux de salve à répétition qui jettent le désordre dans le rang des ennemis. Le quartier-maître Delaire saute le premier dans le retranchement après avoir bousculé trois harponneurs et tue un officier teraupiste. Le retranchement est envahi à sa suite et les défenseurs tués à la baïonnette. (…)
Toute cette attaque qui n’a duré que quelques minutes a été très chaude. Trois soldats d’infanterie de marine ont été blessés (…). Aucun blessé chez les marins, non plus que chez les auxiliaires indigènes de Taha’a (…). On a retrouvé dans les retranchements 17 teraupistes tués et 5 blessés (…) Français et Teraupistes sont aussitôt évacués sur Uturoa(…). On a recueilli 15 fusils, 34 harpons, 10 sacs à munitions bien garnis, 7 casquettes galonnées, etc.
[Autre source] Ils étaient 88 dans la tranchée de Tevaitoa, commandés par Matahi (tué), Tefetu (tué), Faetoro et Ena. Les principaux meneurs sont les nommés Pauhiohio, Paero, Upe qui se sont sauvés en voyant les soldats.

Commentaires
1 Partages
Partagez1
Tweetez
Enregistrer
+1