Afin d’enrichir le complément alimentaire apporter par la végétation naturellement pauvre des atolls aux ressources marines bien exploitées, les insulaires ont développé des techniques agricoles particulières, adaptées aux conditions pédologiques drastiques des motu.

En creusant le sol jusqu’au niveau de la lentille d’eau douce, ils s’assuraient d’une humidité constante et se créaient ensuite des conditions favorables à la production de ressources vivrières en fabriquant artificiellement un fond d’humus. La préparation du lit pour le compostage se faisait en utilisant d’abord un sable tamisé déjà enrichi en matière organique. L’amendement proprement dit était apporté en incorporant des extrémités de ramures de Pisonia grandis. L’humus ainsi obtenu permettait de cultiver essentiellement du Taro.

Le nombre de fosses et les surfaces aménagées peuvent être très importantes dans certains atolls. De formes très diverses et parfois imbriquées les unes dans les autres, elles se répartissent inégalement à la périphérie des atolls. Cette disposition traduit aussi bien les contraintes ou les possibilités écologiques que le mode d’occupation des sols, à savoir un habitat dispersé.

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Source :

CPSH Archéologie des Tuamotu 1990


2015-05-18T16:12:13+00:00Categories: Aménagement horticole, Taenga, Tuamotu|