L’archéologue hawaiien Kenneth P. Emory avait entrepris l’inventaire des sites de Takaroa notamment dans les années 1930. Il citait un certain nombre de marae dont le marae dit Kopihe avec un four à proximité, sur le site appelé Matiti marumaru. Un informateur lui avait raconté que la population avait jadis cuit et mangé un ennemi dans ce four.

Cette histoire intrigue l’archéologue Jean-Michel Chazine du service archéologique de la Polynésie française et en 1980 en transit sur l’atoll de Takaroa, il effectue rapidement un premier sondage à l’emplacement de ce four… et trouve des fragments d’os de cochon et de ce qui semblait être également des os humains, partiellement brûlés. L’analyse est trop superficielle pour l’affirmer avec certitude.

Toujours curieux de scruter à nouveau ce précieux four cannibale, Jean-Michel Chazine  ffectue une nouvelle mission à Takaroa en 2007. Et là, déception ! Trop tard ! Le four a été recouvert de corail pour construire des habitations car les habitants n’en connaissaient ni l’existence. Tout n’est pas perdu, car il est enterré et non détruit.

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Jean Michel Chazines - Service de la culture et du patrimoine


2013-10-05T20:23:42+00:00Categories: Sites archéologiques, Takaroa, Tuamotu|