Les pistes en montagne étaient plus ou moins précises dans la mémoire des chasseurs et montagnards. Elles  se rattachaient à quelques points matériels indiscutables comme un abri-sous-roche, une grotte, une cascade ou autres points remarquables. Près de ces témoins réconfortants on reprenait confiance, avant de s’élancer à nouveau dans l’incertain. Il en a manifestement toujours été ainsi à Tahiti, tout au moins dans les hautes vallées. On en pourrait trouver une preuve dans le soin que prenaient les anciens Tahitiens, de jalonner les pistes les plus difficiles : celles qui conduisent aux cols entre vallées, avec des plants de Aute rouges (Hibiscus).

Est-on hésitant ? On monte dans un arbre et l’on scrute longuement la mer de verdure qui recouvre le flanc de la montagne: on peut avoir la chance d’apercevoir un bouquet de fleurs rouges à demi noyé dans la brousse: «  Ea Maitai !  » c’est le bon chemin.

On ne peut refuser d’admirer la solution pleine de poésie et à tout prendre fort efficace que les anciens tahitiens avaient apporté au problème de la signalisation.

 

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Source :

JAY Maurice Société des études océaniennes. Bull 95 1951 p 203 – LAUDON Paule – 1986 – Randonnées en montagne p 96 à 98


2016-10-20T08:08:44+00:00 Categories: Hitiaa O Te ra, Plante, Tahiti, Vallée de Papenoo|
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