Des marae à profusion. De nombreuses prospections furent effectuées à Noho Ahu par le Bishop Muséum. Pierre Vérin avait déjà noté l’existence dans cette zone de plateaux de trois autres sites. Ils comportaient non seulement des marae élémentaires simples ou des marae, à plate-forme basse, distincte du mur d’enceinte, mais également un vaste complexe d’habitat qui comprenait des marae et des terrasses disposées en un vaste amphithéâtre naturel dont la courbe avait près de 100 mètres de diamètre. L’ensemble cérémoniel occupait une surface de cinquante trois mètres de long par vingt trois mètres de large, soit 1 219 mètres carrés. Il fut partiellement détruit au cours de la réalisation d’une piste tracée au bulldozer. Le dernier site fut découvert en Juillet 1971 par une équipe de scouts de France. Il est constitué d’une suite de cours de marae distincts réunis en un seul espace cérémoniel. Il a été étudié en 1974 par M. Gérard de l’ORSTOM. La disposition de la plate-forme 7 et des entourages 1, 2 ,31 et 8 le long d’un même axe, l’association d’un certain nombre de pierres dressées avec une plate-forme ou un entourage, la disposition des ensembles 3, 4, 5 sur un même axe transversal, évoquent certains marae des Tuamotu de l’Est. Le fait que cet ensemble ait été daté de 1780 AD, démontre encore une fois que les marae les plus élémentaires coexistaient dans le temps avec des marae plus complexe du type dit « côtier »

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Source :

VERIN P . Note sur les sites du plateau de Mahina. JSO 1964 n°20 p 22-27. GERARD B. Contribution à l’étude des structures lithiques à caractère religieux aux îles de la société .ORSTOM PPT 1974 p 90-99


2013-08-23T20:56:36+00:00Categories: Iles du vent, Mahina, Marae, Sites archéologiques, Tahiti|