Vestiges du passé.

L’ancien village a été construit en dur, à l’aide de blocs de corail recouverts d’enduit, et avec des toits en tôles ondulées. À travers une épaisse végétation, au détour d’une piste qui suit l’ancienne trace de ce qui devait être un chemin bien entretenu, on découvre un grand réservoir d’eau construit en pierre, très bien conservé. Tout était visiblement bien organisé.

La dizaine de maisons encore debout, sont de style tout à fait occidental. On peut voir encore les grillages-moustiquaires aux fenêtres ; les toilettes en bon état et, plus surprenant encore, un four en blocs de corail avec une cheminée de laquelle on s’attend à voir encore sortir des volutes de fumée. Village éteint, dans lequel se dressent vers le ciel les immenses ramures de uru morts, faute d’entretien, qui donnent à ce lieu une atmosphère de village fantôme. Des vols de frégates viennent s’y poser. Ça et là, on aperçoit des morceaux de poutrelles métalliques, des roues, souvenir de ce qui fut sans doute un chariot.

On songe à la vie que le couple Williams devait mener là, loin de tout, dans un paysage paradisiaque certes, mais dont la solitude est impressionnante. Les Williams vivaient quasiment en autarcie. Destinée étrange d’un Anglais arrivé par hasard en Polynésie et dont on découvre la tombe de l’épouse sur laquelle est gravé sur la pierre moussue : William-Brakes. Que d’émotion !

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Source :

Tetiaroa : Société des Études Océaniennes.


2015-04-13T11:26:32+00:00 Categories: Arue, Iles du vent, Sites historiques, Tetiaroa, Village|
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