Tahiti Heritage

Tahorotakarari, le sauveur de Hao

Tahorotakarari, le sauveur de Hao. Illustration Daniel Akeou

Sur l’atoll de Hao (Tuamotu), lorsqu’un homme était pris d’une maladie du mauvais esprit, on appelait Tahorotakarari pour lui demander son aide. Il venait, pénétrait le corps de l’homme malade et chassait le mauvais-esprit.

L’enfant d’une femme enceinte de Hao, pris par les tupapa’u

Il y a bien longtemps, deux tupapa’u (revenants) se laissaient aller à la dérive devant l’atoll de Hao au Tuamotu, lorsqu’ils virent une belle femme enceinte qui se rendait sur la terre Opahoa. Cette femme au nom de Takua était venue ramasser des nacres et chercher du pandanus pour son repas et celui de son mari.

Ce fut à ce moment que ces deux mauvais esprits pénétrèrent dans cette femme. Et quand elle fut revenue chez elle, ces deux tupapa’u parlèrent par sa bouche. Ils s’appelaient : Panihau et Tahorotakarari et venaient chercher l’enfant qui se trouvait dans le ventre de Takua, afin de l’emporter chez eux pour qu’il devienne plus tard le sauveur des habitants de Hao.

Ces deux tupapa’u partirent alors avec l’enfant de cette femme, qui dès ce moment ne se trouva plus enceinte. Ils élevèrent cet enfant sous la mer et quand il fut devenu grand, ils lui donnèrent le nom de Tahorotakarari.

Ils lui fabriquèrent un bateau, qu’ils appelèrent « Mahina ».

Le bateau Mahina 

Quand des gens de Hao meurent, le bateau Mahina est arrêté au large de Hao.

Lorsqu’un homme est pris d’une maladie du mauvais esprit, on demande à Takua d’appeler son fils Tahorotakarari pour lui demander son aide. Il vient et pénètre dans le corps de l’homme dans lequel est entré le mauvais-esprit. Il le chasse en lui disant d’aller ailleurs; et le mauvais-esprit fuit.

Il est le sauveur de beaucoup d’hommes de Hao, qui ont été pris de ces genres de maladies terribles.

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Sources :

Caillot Eugène, 1914, Mythes, légendes et traditions des Polynésiens. Réédité en 2000 par Ed Haere Po
Olivier Babin et Jean-Noël Putua 2000 (CSP de Hao 2001)
Dessin Daniel Akeou (CSP de Hao 2001)


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