L’île de Ua Pou fait partie du groupe nord de l’archipel des Marquises et présente la forme d’un losange. C’est la troisième plus grande île des Marquises, avec une superficie est 105 km2.

 Ua Pou est traversée du nord au sud par une ride montagneuse rectiligne qui porte des sommets élevés (1,232 m au Mont Potainui), correspondant à des extrusions de phonolites au sein de la masse volcanique basaltique.  Les côtes présentent également des formes de relief escarpées : hautes falaises plongeant dans la mer à l’ouest et littoral très découpé jalonné d’îlots et de rochers à l’est.  Les grandes vallées s’ouvrent sur la côte orientale et ont pour nom Hakahau, Hakamaii, Hohoi, et Paaumea.  L’île possède de nombreuses baies qui sont souvent de médiocres mouillages, exceptées les côtes à l’écart  des alizés et de la houle qui offrent quelques abris comme la baie de Hakahau et celle de Vaiehu. Ua Pou dispose de plages sableuses et à galets, dont celle de Hohoi est célèbre pour ses phonolite à grenat (cailloux fleuris ; roche sonore sous le marteau).

 L’île abritait autrefois 27 tribus, certaines partageant une même vallée mais restant autonomes. « L’originalité de Ua Pou, par rapport au reste de l’archipel, était que l’île reconnaissait l’autorité d’un seul chef qui appartenait à une famille influente de la tribu des Atipapa de Hakamoui ». Les vallées sont riches en vestiges lithiques (me’ae, upe, tohu’a, tiki).

D’un abord difficile, Ua Pou ne fut découverte par les Européens qu’en 1791.  Le capitaine Joseph Ingraham se contenta de noter la position de l’île le 19 avril, mais le français Etienne Marchand y débarqua le 21 juin et en pris possession au nom du roi Louis XVI. L’île resta ensuite à l’abri des visiteurs étrangers en raison de ses mauvais mouillages et de sa pauvreté en bois de santal, matière première très recherchée au début du XIXème siècle.  Les premiers missionnaires catholiques y connurent aussi des débuts difficiles. Plusieurs fois menacés entre 1840 et 1865, ils ne purent empêcher les conflits intertribaux (le dernier sacrifice humain eut lieu en 1863) ni la multiplication des maladies qui firent chuter la population de 2,500 habitants à la fin du XVIIIème siècle à 400 habitants vers 1885.

Commentaires

Source :

Gérard Cheval : Ua Pou, fleur des Marquises

2013-08-24T12:47:14+00:00 Categories: Espaces naturels, Ile, Marquises, Ua Pou|
1 Partages
Partagez1
Tweetez
Enregistrer
+1