La vallée de Taaoa (Hiva Oa)  qui est très importante dans la mythologie marquisienne abrite le grand centre cérémoniel Upeke composé d’un grand tohua (place de cérémonies et espace de danses) entouré de paepae (plates-formes) et de deux me’ae (ensembles religieux). Ce site a été relevé par Ralph Linton en 1925, puis restauré en 1991 par le Département Archéologie de Tahiti.

La cour du tohua Upeke, longue de plus de 50 m, comprend plusieurs plateformes ( paepae) dont l’une réservée aux sacrifices : le tuu. Au milieu des gradins, la plate-forme surélevée était attribuée aux chefs, celle située à l’arrière, aux guerriers. La présence du très grand ua ma, fosse silo destinée à conserver le fruit de l’arbre à pain sous forme de pâte, révèle l’importance du site pour la survie de la population et son alimentation lors des périodes de festivités.

Le me’ae Pata, situé dans la partie haute du site couvre à peu près un tiers de la surface totale et est entouré d’un haut mur de pierres sur lequel pousse un énorme badamier. Cet arbre aurait été daté en 1990 par des agronomes qui lui auraient donné 420 ans. Cette partie supérieure était, d’après les renseignements obtenus par l’archéologue Ralph Linton en 1920, un espace tapu. Elle est constituée d’ensembles de terrasses étagées, imbriquées les unes dans les autres, riches de pierres à cupules, d’aiguisoirs et de polissoirs.

En haut, dans la partie nord, se trouve la petite plate-forme surélevée qui supporte un tiki de pierre grise de 1,30 m de haut. Le paepae du grand prêtre (tau’a) est situé sur le côté nord-est, un peu en contrebas. Une fosse parementée rectangulaire (pakeho) est creusée devant sa façade. Non loin du tiki, se trouvait une tête ovoïde de lave rouge foncé qui a été dérobée en novembre 2012.

En contrebas du parking, sur un petit paepae, on découvre une pierre ornée de pétroglyphes profondément gravés insérée entre les blocs de façade d’une sorte de banquette La surface verticale est gravée de formes concentriques harmonieusement reliées entre elles pour former un seul dessin qui pourrait évoquer, pour le profane, une carapace de tortue. La pierre voisine est un polissoir, une autre, placée un peu plus loin sur la même façade, est creusée d’une cupule.

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Source :

Linton, 1925, Archaeology in the Marquesas islands

Chavaillon Catherine et Eric Olivier. 2007. Le patrimoine archéologique de l’île de Hiva Oa. Service de la culture et du patrimoine. Tahiti

2015-06-06T07:50:09+00:00 Categories: Archéologie divers, Hiva Oa, Marquises, Pétroglyphe|
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