L’Ixora, originaire des régions tropicales d’Asie du Sud, a été introduit à Tahiti au début du 20ème siècle. Il fait partie de la famille des Rubiaceae tout comme le café et la Tiare Tahiti. Son nom d’Ixora provient du sanskrit ikvana qui est le nom d’une divinité de la Malaisie à qui ces fleurs sont offertes, ou plus simplement du nom iswara, qui signifie dieu.

De grosses grappes de fleurs

L’ ixora est un arbuste de forme arrondie de 1.50 m de hauteur aux feuilles persistantes et coriaces disposées sur de longues tiges. Son inflorescence à la forme de grosses grappes d’une dizaine de centimètres de diamètre composées d’une multitude de petites fleurs tubulaires qui s’évasent en quatre pétales formant une croix. A Tahiti, le plus connu est l’ ixora coccinea (rouge) mais existe de nombreuses variétés de couleur jaune, rose, orange et blanc.

Ixora de Tahiti - ixora coccinea. © Tahiti Heritage
Ixora jaune - ixora coccinea. Photo Christian Chene

L’ ixora est un arbuste de forme arrondie de 1.50 m de hauteur aux feuilles persistantes et coriaces disposées sur de longues tiges. Son inflorescence à la forme de grosses grappes d’une dizaine de centimètres de diamètre composées d’une multitude de petites fleurs tubulaires qui s’évasent en quatre pétales formant une croix. A Tahiti, le plus connu est l’ ixora coccinea (rouge) mais existe de nombreuses variétés de couleur jaune, rose, orange et blanc.

Ixora une plante médicinale

L’ixora coccinea d’introduction récente n’est pas utilisée à Tahiti mais est traditionnellement employé en médecine ayurvédique pour le traitement de la diarrhée et la dysenterie et les coliques qui y sont associées. Le cataplasme de feuilles fraîches et de tiges est utilisé pour soigner les maladies de peau et les contusions. La décoction de racines sert à diminuer les maux d’estomac, les nausées et étonnamment le hoquet.

Une plante symbolique

A Tahiti, la fleur de l’Ixora Coccinea est appelée Tiare tupapa’u (fleur fantôme) et porterait malheur. On évite donc de la porter derrière l’oreille comme un tiare Tahiti. Louise Calson, présidente pendant de longues années de l’association florale Harrison Smith racontait une petite histoire sur cette fleur :

« A la rentrée des classes, une jeune et nouvelle institutrice popa’a, vient toute heureuse montrer à ses collègues le charmant petit bouquet de fleurs rouges que lui a offert une de ses élèves (NDR : des ixora !) Les autres institutrices ne pipent pas mot pour ne pas interrompre sa joie mais n’en pensent pas moins… 

L’heure de la récréation arrive et on entend un énorme bruit dans les escaliers. C’était la nouvelle maitresse qui avait raté une marche et dégringolait l’escalier sur le derrière.

Sur le palier les autres maitresses l’attendaient les bras ouverts avec un sourire comprimé pour la réconforter et l’informer de la mauvaise réputation de cette fleur. »

La jeune élève avait-elle choisit en toute connaissance de cause, cette fleur ? L’histoire ne le dit pas.

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2017-04-02T15:01:18+00:00Categories: Fleurs de Tahiti|Tags: |
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