Un fabuleux spectacle, mais aussi un garde manger. Que voulez-vous en plus ?

A l’extrémité sud est de l’île de Mangareva, se déroule de temps en temps un étrange phénomène dénommé localement “puhi puhi”, qui s’apparente à un trou du souffleur ou trompette à marée. Il s’agit d’une gerbe d’eau qui s’élève de plusieurs mètres de hauteur, créée par le retour des vagues qui s’engouffrent dans une grotte sous marine. « L’eau jaillit avec détonations et éclaboussures, comme le feraient le bruit et la fumée d’un canon, et que pour cela que les indigènes appellent cette manifestation de la nature puhi » disait le Père Laval

Pour les amateurs de bonne chair, l’intérieur de cette grotte sous-marine est le refuge de nombreuses langoustes, mais attention de ne pas plonger lors de fortes houles, vous risqueriez d’être projeté à l’extérieur comme un boulet de canon.

Il existe un second puhi puhi en face de celui de Mangareva, à l’extrémité de l’île de Taravai. « Ce sont donc là comme deux bouches de feu qui se répondraient l’une à l’autre ». Le puhi de Mangareva séparé de celui de Taravai par la passe de l’ouest, projette les jours de fortes houles la gerbe d’eau à plus de 15 m de hauteur.

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Source :

LAVAL, 1938 – Histoire ancienne d’un peuple polynésien


2016-06-09T08:49:23+00:00Categories: Gambier, Mangareva, Trompette à marées|