Une des curiosités de Mataiva est son épave d’un vaisseau figée au beau milieu des terres émergées, non loin du village.

Pahi auri, le vaisseau d’acier

Il s’agit de la partie arrière d’un ancien navire de commerce métallique, dont il ne subsiste que la carcasse rouillée, renforcée, ici et là, par quelques poutres de bois. La brousse, des lianes essentiellement, masque en grande partie cette relique du passé de Mataiva.

L’épave en question est connue sur l’atoll sous le nom de Pahi auri (le vaisseau d’acier). Selon les habitants il s’agirait d’un navire espagnol échoué là à Vaitoe, à la suite d’une erreur de navigation ou d’une fausse manœuvre. Il a été abandonné par son équipage qui a quitté l’île en baleinière.

De l’origine du bateau, on ne sait rien, sinon qu’il fut drossé sur le récif lors du terrible cyclone de 1906 et que sa partie avant a disparu le long du tombant de corail. La partie arrière, pour sa part, se retrouva sur le platier corallien. Au fil des décennies et des cyclones, elle ne cessa de progresser vers l’intérieur des terres. La violence du cyclone de 1906 fit que la population songea alors d’abord à sa propre sécurité avant de s’occuper de cette épave, par la suite méthodiquement pillée. On y trouva un piano, parait-il, mais pas un document, pas un survivant rien qui permit d’identifier ce visiteur inattendu.

Une des ancres du vaisseau, qui se trouve encore dans le platier, est visité par les plongeurs du club de plongée local.

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Source :

Groupe de Recherche en Archéologie Navale (GRAN)
La Dépêche du 7 janvier 2001


2018-08-10T14:55:48+00:00Categories: Mataiva, Patrimoine maritime, Tuamotu, Vaiote|Tags: |