Au fond de la vallée de la Nahoata à Pirae, à une journée et demie de marche, le lit de la rivière est constitué de nombreuses pierres autour desquelles serpente l’eau naissante de la rivière Nahoata. A cet endroit, il n’y jamais eu de crues et les pierres sont parfaitement rangées sur la rivière depuis des siècles sur une longueur d’une cinquantaine de mètres.

Les anciens lors des chasses aux sangliers bivouaquaient au bord de la rivière et pour se rassasier, allaient pêcher les anguilles entre les rangées de cailloux. Ils soulevaient les pierres les unes après les autres, détruisant l’alignement historique pour découvrir les anguilles. Le lendemain, au réveil, tous les cailloux étaient revenus à leur place originale.

En 1950, l’expérience a été tentée par Noël Tauratua et son père en revenant d’une chasse au sanglier sur cet Ofai o papa. Ils ont pris une de ces fameuses pierres de la Naohata et l’ont apporté chez Frédéric Gadiot, le tavana (maire) de l’époque qui était avec Amutahiro, le mutoi (policier) de Pirae. Ils ont déposé précieusement la pierre dans une caisse, qu’ils ont ensuite fermée et gardée.

Le lendemain, ils ouvrent la caisse et oh! surprise, la pierre a disparue. Voulant approfondir l’énigme, une grande partie de la population de Pirae est parti à l’aube de la journée suivante pour se rendre  au site dénommé ofai a papa , constater que la pierre était revenue à son emplacement initial.

On a nommé cette pierre ofai tere (la pierre qui circule).

Etaient présents ce jour là : Le grand Tutu, le tahu’a (prêtre sorcier), Le grand danseur Maeaa, Tehana, le grand Toa, Puriri et Noël Tauratua et son père.

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Sources :

Noël TAURATUA et Olivier BABIN 2001