«Je pense que c’est l’île de Tahiti qui m’a inspiré à faire la peinture»

dit l’artiste espagnol Okuda à propos de ce tout nouveau rêve surréaliste sur le mûr d’une clinique du quartier de Paofai à Papeete. Une interprétation libre, bien libre même, du tableau de Paul Gauguin, la femme au fruit, Ea haere ia oe, où des plans géométriques multicolores remplacent les épaules nues de la vahine.

Une fresque inspirée d’un tableau de Gauguin

La toile de Paul Gauguin, La femme au fruit. Ea haere ia oe (Où vas-tu?), date du premier séjour du peintre en Océanie (1893), à une époque où l’artiste était encore préoccupé par les attributs extérieurs du monde exotique, plein de mystère, et si différent de l’Europe.

Un épisode quotidien de la vie des insulaires est ici transformé en incarnation du rythme éternel de la vie, de l’harmonie entre l’homme et la nature. Debout au premier plan, une Tahitienne avec un fruit à la main – l’Eve de ce paradis oriental. Rejetant les règles de la peinture traditionnelle, puis de l’impressionnisme, Gauguin a ensuite créé son propre style. L’espace plat, la répétition rythmique des lignes, des formes et des zones de couleur et les couleurs pures appliquées en larges masses se combinent pour créer un effet très décoratif.

Paul Gauguin La femme au fruit. Eu haere ia oe (Où vas-tu?) 1893. Musée de l’Ermitage

Paul Gauguin, La femme au fruit. Ea haere ia oe (Où vas-tu?). 1893. Musée de l’Ermitage, Saint-Petersbourg

Le style pop-surréaliste d’Okuda

Oscar San Miguel Erice, alias Okuda est un artiste espagnol, né en 1980 à Santander, qui vit à Madrid, où il a suivi des études aux Beaux Arts à l’université Complutense. Caractérisé de pop-surréaliste, le style d’Okuda n’en reste pas moins empreint d’une forte essence urbaine. Du Portugal à la Russie en passant par la Belgique ou l’Inde, les rues du monde entier sont colorées des ses chefs d’oeuvre géométriques.

Soucieux de mettre en exergue la trompeuse liberté du capitalisme, Okuda est sous une apparente légèreté, un artistes engagé. Il s’attache à illustrer avec finesse le conflit existant entre nos racines et la modernité. Pour lui, acquérir la véritable liberté passe par les voyages et la découverte de différentes cultures. Principe qu’il applique avec rigueur, et qui révèle la meilleur partie de son être et de son art.

Pour l’inauguration du musée du graffiti de Papeete, en 2016, Okuda a réalisé une fresque au Centre Vaima, représentant deux oiseaux tête-bêche.

Okuda et sa maquette du dessin, avec le tableau de Gauguin comme fond. Ono'u 2107

La maquette de la fresque avec le tableau de Gauguin comme fond. Ono’u 2107

La chapelle universelle d'Okuda en Arkansas (USA)

La chapelle universelle en Arkansas (USA) par Okuda

Eglise transformée en skatepark par Okuda

Eglise transformée en skatepark par Okuda

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Ono’u Tahiti sur Facebook


2017-11-23T08:38:11+00:00Categories: Paofai, Papeete, Street Art|