Les baleiniers, le plus souvent américains, sont venus pêcher la baleine dans les eaux polynésiennes de 1790 à 1870. Le plus connu d’entre eux est le baleinier Matilda qui donna son nom à la pointe Matira de Bora Bora et fît escale à Tahiti en 1792, avant s’échouer sur le récif de Mururoa quelques semaines plus tard.

Le nombre de baleiniers était de 300 en 1835 à 550 en 1845. Il fallait compter 30 prises de baleines par navire. Le navire baleinier était construit et équipé de manière à pouvoir tenir la mer près de quatre ans.

Le dépeçage et la fonte de la graisse se faisaient en général en mer. Les navires baleiniers venaient à terre seulement pour des besoins de ravitaillement, d’eau ou de bois. Les baleines mortes étaient remontées à bord du navire et le dépeçage commençait aussitôt. La graisse découpée en morceaux était chauffée dans de gros chaudrons métalliques. Elle fondait et se transformait en huile qui était recueillie dans des barils. Une baleine donnait de 6 à 15 tonnes d’huile d’une couleur qui varie du jaune miel brillant au brun foncé. Cette huile était utilisée au début pour faire du savon puis utilisée comme combustible pour les lampes à huile ou comme cire pour les bougies.

Il reste quelques uns de ces gros chaudrons de baleiniers américains sur les rivages de Tahiti, le plus souvent transformées en pot de fleurs. Les baleines doivent savoir que la pêche à la baleine est interdite en Polynésie française depuis 2002, car elles sont de plus en plus visibles entre septembre et novembre à Tahiti comme aux Australes.

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Source :

Ernes Dodge Baleiniers à Tahiti Société des océanistes 1971


2018-03-07T22:56:32+00:00 Categories: Mataiea, Patrimoine maritîme, Tahiti, Teva I uta|Tags: |
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