Des œuvres d’art déplacées. Le père Caret confia en avril 1836, au capitaine d’un navire se rendant en France, plusieurs caisses destinées à la congrégation du Sacré cœur de Picpus à Paris. Elles contenaient onze tiki et autres fétiches ainsi qu’une collection de coquillages. Le tiki numéro 3 représentait Rao, dieu de la débauche, un dieu régalement associé à la culture du rega (curcuma longa, re’a Tahiti), une racine dont le pigment jaune était utilisé comme teinture pour les tapa.

La plupart des tiki de Mangareva qui ont survécu sont relativement naturalistes. Le tiki du dieu Rao est par contre très stylisé et assez particulier dans sa forme harmonieuse et dépouillée. Il mesure un mètre de haut et, à l’exception des jambes, le corps est réduit à des formes géométriques. La partie supérieure du corps semble anormale, mais l’abdomen, les organes sexuels, et les jambes ont des proportions normales et sont traitées de la même manière que les autres tiki mangaréviens.

Ce tiki a séjourné de longues années au Musée des Antiquités Nationales, de Saint-germain en Laye, avant de rejoindre le musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie à Paris, puis en 2006, le musée des Arts premiers, quai Branly à Paris.

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Source :

BUCK HIROA Ethnologie of Mangareva Bishop Museum Bull. 157 – ORLIAC Catherine 2002 Bull société des océanistes n°114-115

2018-03-11T09:08:03+00:00 Categories: Gambier, Mangareva, Tiki - Ti'i|
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