Bobby Holcomb, personnalité hors du commun de la musique et de la peinture durant les années 1970 à 1990 en Polynésie, était doué pour la danse, la peinture, le chant et la composition musicale.

Bobby est né le 25 septembre 1947 dans les ruines de Pearl Harbour. Très tôt, il part à la découverte du monde : les États-Unis, l’Inde, le Népal, la Grèce, la France et enfin la Polynésie l’accueillent. Dès son arrivée à Tahiti, en 1976, il s’installe à Huahine dans une maison sur les bords du lagon à Maeva. Le voici désormais en pareu et pieds nus, une éternelle couronne de fleurs et feuillage sur la tête.

Bobby renouvelle en profondeur les mélodies locales. On découvre ainsi le reggae à la polynésienne, des chansons en tahitien sur des rythmes de jazz, de blues…

Bobby prône l’éducation par l’art, conscient de la relative inadaptation du système scolaire occidental plaqué en Polynésie. Il enseigne aux enfants de Maeva les jeux, les techniques artisanales d’autrefois, ses chansons. Il se faisait un plaisir de rappeler leurs origines et les légendes au public nombreux qui l’entourait, à travers des contes. Proche de la nature, respectueux des rythmes et coutumes polynésiens, Bobby a été un fervent défenseur de l’environnement.

Plus connu pour sa musique que pour sa peinture, Bobby n’en reste pas moins un peintre renommé. Son admiration et son respect pour la tradition et la culture polynésienne l’emmènent à travers les mystères, contes et histoires des îles qu’il rend visibles dans de splendides tableaux hauts en couleurs. 

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